Comment les freelances transforment le management ?

Malt, ex HopWork, vient de lancer la première étude sur la manière dont les freelances transforment les entreprises et le management, avec entre autres le premier classement des entreprises faisant appel aux freelances. En tête de ce classement, Orange !

Malt travaille déjà avec 60% des entreprises du CAC 40, c’est pourquoi la plateforme a décidé de mener une étude sur la manière dont le freelancing transforme aujourd’hui ces organisations et le management.

Les freelances travaillent depuis longtemps avec les « grands comptes », mais depuis 4 ans que Malt travaille avec ces entreprises, et depuis le lancement de son offre Malt Corporate, l’entreprise a pu observer une prise de conscience chez les dirigeants et managers de la révolution du freelancing. Aujourd’hui, ces entreprises n’ont plus le choix que de savoir travailler avec les freelances pour travailler avec les meilleurs. Il y a aussi en parallèle une prise de conscience que les freelances sont déjà au sein de leurs organisations mais cachés derrière un monde opaque d’intermédiaires.

Sur une approche quantitative, a été analysée la data des plus de 70 000 profils freelances inscrits sur Malt pour sortir le premier classement des freelances chez les entreprises du CAC 40. Le Top 3 : Orange, BNP Paribas, Publicis. Ce classement n’a pas la prétention d’être exhaustif sur le nombre de freelances dans chacune de ces organisations, évidemment plus important, mais permet d’avoir pour la première fois une analyse comparée de l’utilisation des freelances dans les grandes entreprises françaises.

De façon plus qualitative, Laetitia Vitaud, conférencière spécialiste du futur du travail et auteure de cette étude, est allée à la rencontre de plusieurs de leurs clients grands comptes, DRH, Directions Achats, DSI, Innovation… pour comprendre comment le freelancing devient pour eux une source importante d’accès aux talents, et comment le fait de travailler avec les freelances transforme leur quotidien de manager. Il en est ressorti 5 grands enseignements qui structurent cette étude.

1 – Repenser l’accès au talent

Sur un marché « pénurique », les talents, en particulier ceux des métiers du « digital » sont de plus en plus des perles rares. Le chômage dans la plupart de ces métiers, et surtout sur les localisations les plus recherchées, est pratiquement à zéro. Les grandes entreprises ne sont plus perçues comme le saint graal à la fin d’un parcours académique : les start-ups et le freelancing attirent de plus en plus ces talents. Ces entreprises qui autrefois passaient par des intermédiaires tels que les ESN et les agences pour trouver ces compétences, se rendent compte aujourd’hui qu’elles doivent apprendre à travailler avec des communautés de freelances.

2 – Internaliser ou externaliser

Pendant longtemps, les métiers de l’IT ou la communication n’étaient pas vus comme le « coeur de métier ». Un retailer, par exemple, se dédiait à son métier, et voyait l’IT comme une « boîte noire » gérée par un prestataire externe. La fameuse « transformation digitale » n’est autre que la nécessaire reprise en main de ces projets par ces organisations, qui recherchent aujourd’hui une nouvelle façon de travailler : coordination des projets en interne, avec des ressources externes pour compléter les équipes en interne. Les freelances intègrent une équipe le temps d’un projet. Ils travaillent directement avec les salariés de l’entreprise cliente, sans intermédiaire, sans mise à distance, sans « boîte noire ».

3 – Repenser l’organisation du travail

Travailler avec des freelances, c’est bousculer son organisation. Beaucoup des clients interrogés y voient une façon de faciliter l’acculturation digitale de leur entreprise. Un freelance, hier chez Blablacar, pourra travailler demain chez Renault, et venir « polliniser » une certaine culture de travail, des méthodes, un rapport à la hiérarchie. La transformation digitale, c’est aussi ce changement de culture. Les freelances, avec leur désir de liberté, leur esprit de communauté, leur capacité d’adaptation, et leurs expériences de travail dans des environnements multiples sont des vecteurs de cette transformation.

4 – Repenser le temps et l’espace

Il serait faux de croire que les freelances sont forcément des travailleurs en « remote » faisant fi des horaires de travail. Au contraire, et surtout chez les clients corporates, les freelances intègrent une équipe, sur leur lieu de travail et avec leurs horaires, le temps d’une mission. Il est certain cependant, que ces freelances amènent avec eux un rapport au temps et à l’espace différent, et aident les organisations à évoluer, par exemple, vers l’idée de plus de télétravail quand cela est pertinent.

5 – Repenser la gestion des Ressources Humaines

Aujourd’hui gérés par les départements achat prestations intellectuelles, les freelances sont souvent invisibles, comme nous l’avons vu, pour la plupart des directions des ressources humaines. Ils sont souvent encore vus comme plus « suspects » que l’employé ou le consultant d’un prestataire externe avec qui ces organisations sont aujourd’hui plus habituées à travailler. Les clients interrogés savent cependant que leurs organisations vont devoir s’adapter au travail avec ces talents en direct, tout en gardant la sécurité et la fluidité que leur apporte une plateforme unique comme Malt.

> Consulter l’intégralité de l’étude réalisée et publiée par Malt – Mars 2018 (pdf)

etude-malt-2018Source : Malt (ex-Hopwork)

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